Si la grève SNCF gêne les particuliers, elle impacte également le fret ferroviaire. C’est ce que rappelle avec véhémence l’Union des syndicats des industries des produits amylacés et de leurs dérivés (Usipa) dans un communiqué de presse ce 13 avril 2018. Conséquence : les amidonniers risquent de se retrouver sans matière première pour leur usine.

L’union des amidonniers demande la mise en place d’un service minimum pour le fret ferroviaire. « Plus de 50 % des volumes en blé et maïs, près de 3 millions de tonnes, arrivent sur les sites industriels via le fret ferroviaire », précise le communiqué.

« Des interruptions de production »

« Si les grèves continuent et que des mesures exceptionnelles ne sont pas prises pour assurer ce fret, le surcoût pour nos usines devient insupportable. D’ici à la mi-mai, nos usines pourraient subir des interruptions de production, ce qui est inacceptable ! » indique Thomas Gauthier, délégué général de l’Usipa.

« Cette grève génère aussi des surcoûts contractés auprès des prestataires de fret hors SNCF, puisque les volumes de fret contractualisés doivent être payés, qu’ils soient réalisés ou non », regrette Thomas Gauthier. Ces surcoûts sont évalués à 15 €/t par l’Usipa.