« L’écologie punitive, cela suffit ! Les agriculteurs ont déjà donné ! » s’insurgent l’AGPB (blé), l’AGPM (maïs), la CGB (betteraves) et la Fop (oléoprotéagineux) dans un communiqué commun, le 5 décembre.
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« L’écologie punitive, cela suffit ! Les agriculteurs ont déjà donné ! » s’insurgent l’AGPB (blé), l’AGPM (maïs), la CGB (betteraves) et la Fop (oléoprotéagineux) dans un communiqué commun, le 5 décembre.

L’augmentation de la redevance pour pollutions diffuses (RPD) sur les produits phytosanitaires, prévue dans le projet de loi de finances pour 2019, est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Selon les organisations, elle engendrera un surcoût de plus de 1 500 euros par an pour une exploitation de grandes cultures, « soit potentiellement le tiers de son résultat ! », s’inquiètent-ils. « Comment peuvent-ils envisager une hausse de taxe au détriment d’un secteur qui traverse une crise sans précédent depuis maintenant cinq années ? »

Autre point de crispation : la mise en ligne de la plateforme glyphosate. Selon les producteurs, elle représente un « véritable souffle sur les braises de l’agribashing ». Ils dénoncent une démarche qui « vise clairement à stigmatiser les agriculteurs en les livrant à la vindicte populaire ».

Pas d’étude d’impact

Ces éléments s’ajoutent selon eux à une « liste de contraintes qui s’allonge tous les jours ». Référence est fait à la séparation du conseil et de la vente, la suppression des remises rabais ristournes sur les produits phytosanitaires et l’interdiction de produits sans solutions. « Et que dire du fait que ces décisions arbitraires n’aient fait l’objet d’aucune étude d’impact », déplorent-ils.

H.P.