À une journaliste qui lui demandait si une interdiction du glyphosate en France dans les trois ans était jouable, Stéphane Le Foll a répondu : « Bien sûr que non. » Avant d’ajouter : « Ce n’est pas utopiste, c’est de la politique. »

« J’ai mis en place l’agroécologie »

« C’est parce qu’il y a des gens qui pensent qu’il faut régler ça en interdisant qu’on dit “on va faire ça en trois ans”. […] Moi, ça fait cinq ans que j’ai mis en place l’agroécologie, avec l’agriculture biologique dont on a doublé les surfaces », a affirmé M. Le Foll.

Un « changement de modèle » qui « prend un peu de temps »

« Si c’est pour avoir une molécule chimique à la place du glyphosate peut-être pire que le glyphosate, alors là, franchement, bravo le résultat », a-t-il taclé, rappelant la « vision » qu’il défendait lors de son passage au ministère de l’Agriculture : l’agroécologie, un « changement de modèle » qui « prend un peu de temps ».

« Pour se passer des phytosanitaires, pour se passer du glyphosate, il faut changer complètement tous les modèles de production agricole qui ont été conçus il y a cinquante ans avec le glyphosate », a fait valoir Stéphane Le Foll, avant de conclure : « Ceux qui sont capables de dire qu’en deux ans ils changent tout, ils racontent des histoires. »

L’Allemagne clarifie les choses

Dans le même temps, les autorités allemandes ont conclu qu’elles avaient la possibilité d’interdire le glyphosate malgré l’autorisation de cinq ans décidé par l’Union européenne.

Avec l’AFP