Le Copa-Cogeca estime que sans le glyphosate, « les conditions de vie des agriculteurs seraient menacées et la production alimentaire compromise ». Son secrétaire général, Pekka Pesonen, précise que « les agriculteurs ont besoin d’avoir des solutions rentables et des outils durables à disponibilité pour garantir des aliments sains, surs et à prix abordable ».

Des témoignages d’agriculteurs européens

Pour les quatre agriculteurs anglais, français, finlandais et allemand cités dans le communiqué, le glyphosate, permet « de répondre à la demande de qualité pour l’exportation », « d’économiser de l’argent et des émissions de CO2 comparé à un séchage des cultures postrécolte », ou encore « de semer de la betterave au printemps juste après une culture piège à nitrates et de limiter l’érosion ».

« J’aurai besoin d’utiliser 20-30 l/ha de fioul en plus en labourant la terre, et environ 15 à 18 heures à l’hectare de plus pour faire le même travail », témoigne Bernhard Conzen, agriculteur allemand membre du syndicat DBV.

À l’occasion d’une réunion, les agriculteurs européens représentés par le Copa-Cogeca ont alerté Vytenis Andriukaitis, le commissaire européen à la Santé et à la Sécurité alimentaire, des « coûts importants pour les agriculteurs et les consommateurs » qui seraient engendrés si le glyphosate n’était pas renouvelé.

A. Cas.