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Nicolas Hulot « ne recule jamais »

© Ministère de la Transition écologique

Le ministre de la Transition écologique assure qu’il « ne recule jamais », dans un entretien au JDD, qui l’interroge sur une possible interdiction du glyphosate.

« Nous en savons assez pour dire qu’il faut sortir du glyphosate, souligne le ministre, sans toutefois donner d’échéance précise. Si je ne prenais en compte que la situation immédiate des agriculteurs, je ne ferais rien car parfois ils ne peuvent pas se passer de ce produit. Si je m’inscris sur une échelle de temps plus longue et si je considère la santé des citoyens, la sagesse voudrait que je l’interdise tout de suite. C’est un équilibre à trouver. »

« Nous allons demander des évaluations indépendantes »

Interrogé sur une possible interdiction avant la fin du quinquennat, Nicolas Hulot assure qu’avec « Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, nous allons demander des évaluations indépendantes pour que nos décisions soient incontestables. Mais nous en savons assez pour dire qu’il faut sortir du glyphosate. L’objectif est d’y parvenir le plus vite possible en développant des solutions de substitution, assure-t-il. Sachez une chose : je ne recule jamais ; parfois, je patiente un peu. »

Quant aux rumeurs concernant sa démission qui ont circulé ces derniers jours, Nicolas Hulot les qualifie de « légende urbaine ». « Quand on annonce mon départ, je suis toujours le dernier informé ; en général, c’est ma femme qui me l’apprend par sms… Il n’y a aucune réalité dans ce scénario. Peut-être que je ne m’exprime pas assez. Mais sans mauvais jeu de mots, j’ai la tête sous l’eau », affirme-t-il.

Aucun doute sur « la volonté d’Emmanuel Macron de me donner les moyens d’agir »

« Je ne suis pas dans la théâtralisation du rapport de forces. Je me donne un laps de temps pour mesurer si je peux répondre aux attentes de ceux qui partagent mes espoirs et mes craintes, poursuit le ministre. Depuis cinq mois, rien ne me rend inquiet – mais rien ne m’assure non plus que je vais gagner sur tout ce à quoi je crois. En tout cas, je n’ai aucun doute sur la volonté d’Emmanuel Macron de me donner les moyens d’agir. »

AFP

Le Roundup sur Arte mardi soir

Près de dix ans après « Le monde selon Monsanto », la documentariste Marie-Monique Robin dresse un réquisitoire contre le produit phare de la firme américaine, le Roundup, dans un documentaire diffusé mardi sur Arte.

La diffusion de ce film, « Le Roundup face à ses juges », intervient alors que l’Union européenne doit se prononcer le 25 octobre sur le renouvellement de l’autorisation du glyphosate.

Le film rend compte du procès citoyen, sans portée juridique, qui s’est tenu en 2016 à La Haye afin de « juger Monsanto pour violations des droits humains, pour crimes contre l’humanité et pour écocide », selon le site internet des défenseurs de l’environnement qui l’ont organisé. Monsanto n’était pas représenté à ce procès, présidé par des juges professionnels, qu’il a qualifié de « parodie ».

AFP

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Commenter cet article 3 commentaires
turbulette

Une fois de plus nous sommes victimes d'un procès à charge,même si cela se fait indirectement et nous allons en payer les conséquences. Les médias et l'opinion publique ne s'intéressent qu'aux études qui prouvent la dangerosité supposée de ce produit mais ne parlent jamais des autres études.Comment sont-ils sûrs de qui détient la vérité? Et puis, n'oublions pas une chose, le remplaçant du glyphosate serra peut-être encore plus dangeureux et rapportera surement beaucoup à l'industrie phytosanitaire.

PHILIPPE LELAIDIER

Les écologistes sont partis en guerre contre monsanto mais ce sont les agriculteurs qui vont payer les pots cassés !!! J'aimerai bien en rencontrait un vrai ! Mais c'est difficile à trouver car i ls ont aussi des voitures thermiques et prennent l'avion comme tout à chacun ! Alors qu'ils arrêtent de nous faire la morale en critiquant ceux qui les nourrissent !

FREDERIC THEPENIER

J'admire les gens qui ont des convictions et qui si tiennent ! C'est louable Mr Hulot ... Mais ne perdez pas de vue que toute substitution au glyphosate doit être sans contrainte supplémentaire pour les agriculteurs ( technique et économique ,... ) Nous aussi les paysans nous avons nos convictions !

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