« Ces affirmations sont encore une nouvelle tentative de créer des doutes sur l’évaluation faite par » les experts de l’Union européenne, a réagi l’agence vendredi, le 15 septembre 2017, dont le rapport a servi de base à la Commission européenne pour recommander la réautorisation du glyphosate pour dix ans.

La presse accuse

Les quotidiens italien La Stampa et britannique The Guardian ainsi que la radio RMC ont rapporté vendredi qu’une partie cruciale du rapport de l’Efsa semble être un copier-coller d’un document déposé en 2012 par Monsanto au nom de la « Glyphosate task force ».

« Les sections du rapport de l’Efsa qui réexaminent les études publiées sur l’impact potentiel du glyphosate sur la santé humaine sont copiées, quasi mot pour mot, sur le dossier présenté par Monsanto », écrit La Stampa.

« Ce sont 100 pages sur environ 4 300 dans le rapport final, mais il s’agit des sections les plus controversées et au centre de l’âpre débat de ces derniers mois », souligne le quotidien italien.

« Une incompréhension du texte », répond l’Efsa

Il s’agit d’une « incompréhension du contexte et du contenu des documents publiés », répond l’agence européenne. Selon elle, les documents auxquels se rapportent les médias ne font pas partie du rapport de l’Efsa mais des notes fournies par l’État membre rapporteur auprès de l’agence dans ce dossier.

Par ailleurs, les références à la Glyphosate task force « sont des extraits et des références à des études disponibles, soumis par les candidats » au renouvellement de la licence du glyphosate, clairement indiqués comme tels, poursuit l’Efsa.

D’après l’AFP