« La France est sur une position de trois ans », a martelé le ministre de la Transition écologique, ce 8 novembre 2017, soulignant être dans un objectif de sortie et non de renouvellement de l’utilisation du glyphosate. Alors que Matignon a évoqué à la fin d’octobre un maximum de quatre ans, Nicolas Hulot explique que sur ce dossier, il se bat « pied à pied en interne, en externe ».

Principe de précaution

Le ministre fait savoir que cette sortie se ferait « le plus humainement et rationnellement possible », en rappelant qu’il comprenait l’inquiétude des agriculteurs, « qui, au passage, sont un peu accablés par toutes les contraintes qu’on leur pose ».

Mais pour Nicolas Hulot, le retrait du glyphosate est un « cas d’école » du principe de précaution. Il indique se fier aux conclusions du Circ (Centre international de recherche sur le cancer), qui a classé en 2015 le glyphosate comme « cancérogène probable » pour l’homme. « N’attendons pas une liste de victimes pour commencer à agir », a-t-il déclaré.

A.M., avec l’AFP