Interrogé sur le débat actuel portant sur la dangerosité du glyphosate le 23 novembre 2017 sur France Inter, Luc Multigner a indiqué « comprendre que le grand public s’y perde », mais qu’il fallait « tenir compte de l’ensemble des opinions qui ont été exprimées par l’ensemble des autorités sanitaires ».

« Une opinion comme une autre »

« On pense que ces groupes d’experts [du Circ qui a émis le classement de cancérogénicité probable, NDLR] font foi absolue dans la commauté scientifique, poursuit-il. Absolument pas, c’est une opinion comme une autre. »

Selon lui, le temps des chercheurs et l’argent public devraient être consacrés à « des dossiers plus pointus que celui du glyphosate pour lequel, sur le plan scientifique, il n’y a pas d’évidence forte entre l’exposition au glyphosate et l’apparition de cancers ». Il cite notamment le chlorpyrifos, un insecticide très utilisé aux États-Unis et que la Californie veut restreindre.

(1) Institut national de la santé et de la recherche médicale.