« Nous allons tenir deux engagements pris par le président de la République », a déclaré le Premier ministre à l’issue d’un séminaire gouvernemental, alors qu’ont été rejetés au début de la semaine des amendements, y compris de LREM, visant à graver dans la loi agriculture et alimentation cette sortie du glyphosate.
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« Nous allons tenir deux engagements pris par le président de la République », a déclaré le Premier ministre à l’issue d’un séminaire gouvernemental, alors qu’ont été rejetés au début de la semaine des amendements, y compris de LREM, visant à graver dans la loi agriculture et alimentation cette sortie du glyphosate.

Le premier engagement est « de ne jamais nous placer dans une situation où nous sur-transposerions […], où nous imposerions des obligations supplémentaires en France par rapport à celles qui sont exigées dans l’Union européenne », a précisé M. Philippe.

Le second est de « faire en sorte de faire disparaître l’utilisation de ce produit à un horizon de temps qui est un horizon de trois ans et qui repose, beaucoup plus là encore que sur une interdiction formulée par la loi, par une transformation des pratiques et des méthodes, par l’idée que dans 80 % des cas peut-être, on doit pouvoir se passer de l’utilisation de ce produit et concentrer l’utilisation de ce produit sur les hypothèses où pour le coup il n’y a pas de remplacement possible », a-t-il détaillé.

Il s’agit « beaucoup moins » d’un travail législatif que d’un « travail de solutions avec les acteurs concernés », a-t-il ajouté.

« Trouver des solutions alternatives »

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, avait indiqué mardi que cet engagement d’Emmanuel Macron était « clair », et qu’il serait tenu, même s’il n’était pas « inscrit dans la loi ». Le gouvernement va « travailler avec l’ensemble des filières » et l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) pour « trouver des solutions alternatives » au glyphosate, avait-il rappelé.

Cet engagement est « partagé par l’ensemble du gouvernement », a insisté Édouard Philippe, alors que le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, s’est dit mardi « déçu » du rejet des amendements même si l’« objectif » n’est « pas remis en cause ».

« Nous allons le mettre en œuvre par la mobilisation et par un travail de bonne intelligence de l’ensemble des acteurs et comptez sur moi pour que cet engagement du président de la République soit tenu », a encore dit Édouard Philippe.

AFP