En vue du vote qui est prévu en comité d’appel de la Commission européenne le 23 juin prochain, Coop de France « appelle le gouvernement français, qui s’est abstenu le 6 juin, à soutenir le 23 juin la dernière proposition de la Commission en cohérence avec les stratégies nationales en matière d’agroécologie et de lutte contre le réchauffement climatique ».

« Le glyphosate est reconnu comme un désherbant qui entre dans les stratégies de production durable comme le non-labour et l’agriculture de conservation. Son interdiction remettrait en cause des pratiques en plein développement faisant partie intégrante de l’agroécologie et tout particulièrement du projet en faveur du stockage du carbone dans le sol dit “quatre pour mille” », plaide Coop de France dans son communiqué diffusé ce 16 juin 2016,

Elle rejoint ainsi les positions communiquées par la Coordination rurale, l’Organisation des producteurs de grains et de la FNSEA dans la semaine qui a suivi le report du vote.

Zoom arrière

La dernière proposition de la Commission européenne au sujet de la réautorisation du glyphosate en Europe était d’allonger provisoirement la durée d’autorisation, le temps d’avoir les résultats d’une expertise en cours sur la dangerosité de l’herbicide, soit pour 12 à 18 mois. Cette proposition aurait dû être soumise au vote le 6 juin, en réunion du comité compétent, mais le vote a été ajourné, pour la troisième fois depuis le mois de mars.

Faisant suite à cette dernière tentative, syndicats agricoles et organisation environnementalistes avaient manifesté leur déception de voir une procédure qui n’aboutit pas, dans le sens d’une réautorisation pour les premiers, et dans l’expectative de l’application du principe de précaution pour les seconds.

A. Cas.