« Si l’acquisition [de Monsanto] se concrétise réellement au printemps 2018, nous allons reprendre en main le dossier avec toutes les initiatives de transparence […] et un travail en collaboration avec toutes les autorités de tutelle », a expliqué Franck Garnier, lors d’une rencontre avec l’Association des journalistes économiques et financiers (Ajef).

« Intensifier » les recherches de substituts

Le président du directoire de Bayer estime que « le glyphosate est un produit très important pour l’ensemble de l’agriculture ». Il indique que Bayer a engagé « depuis quelques années la recherche de substituts » et déjà consacré « une bonne centaine de millions d’euros » à ces recherches.

« Nous allons les intensifier », affirme-t-il.

« Nous travaillons sur des solutions qui permettraient aux agriculteurs de se passer du glyphosate », mais « aujourd’hui nous n’en avons pas », poursuit-il. Pour le patron de Bayer France, la future solution ne relèvera pas que de la chimie, mais aussi de substances naturelles et de procédés mécaniques, ou des combinaisons de ces moyens.

« Des approches plus fines, moins universelles »

« Dans le futur, on va devoir avoir des approches beaucoup plus fines, moins universelles », a-t-il expliqué. Le glyphosate est « aujourd’hui un générique, ce qui rend le produit extrêmement attractif parce que très efficace et très peu cher », décrit Franck Garnier, assurant plus globalement vouloir développer « la plus grande transparence » et le « dialogue » sur les produits phytosanitaires.

Interrogé sur l’acquisition en cours de l’américain Monsanto, annoncée à l’automne 2016 et qui pourrait être finalisée au début de 2018, Franck Garnier insiste sur la complémentarité des deux groupes. « La France est un territoire très favorable pour la production de semences », ajoute-t-il, rappelant que l’Hexagone est le premier exportateur mondial de semences.

AFP