Dans un communiqué, Bayer se dit « confiant » sur ses chances « de pouvoir ainsi, en plus d’autres mesures, répondre entièrement aux inquiétudes de la Commission européenne » concernant le rachat du géant américain des pesticides et des semences OGM Monsanto.

Bayer avait déjà annoncé en octobre la vente d’activités agrochimiques à BASF pour près de 6 milliards d’euros. Il s’agissait alors de semences de coton, de colza et de soja ainsi que des désherbants dits non sélectifs à base de glufosinate d’ammonium – connus sous les marques Liberty ou Basta.

Le groupe de chimie-pharmacie pourrait désormais aller plus loin en cédant l’ensemble de ses semences de légumes à BASF, afin de convaincre la Commission, gardienne de la concurrence, de le laisser convoler avec Monsanto.

Date butoir

Ces semences de légumes, commercialisées sous la marque Nunhems, représentent un chiffre d’affaires annuel de 460 millions d’euros au niveau mondial, a récemment indiqué à l’AFP le président de Bayer France, Frank Garnier.

Cette transaction, pour laquelle « aucun accord définitif n’a encore été conclu », permettrait à BASF de « renforcer sa future plateforme de semences et d’étendre sa position » sur le marché de l’agrochimie, explique ce dernier dans un communiqué.

Le patron de Bayer avait également évoqué lors de la présentation des résultats annuels du groupe rhénan, à la fin de février, une éventuelle « vente ou concession de licences dans d’autres activités de Bayer ou Monsanto » afin de satisfaire Bruxelles.

La date butoir pour que l’exécutif européen prenne une décision sur la fusion est fixée au 5 avril. Bayer espère finaliser le rachat de Monsanto avant la fin de juin.

AFP