Le ministère de l’Agriculture, dans une note Agreste parue le 24 janvier 2018, constate qu’à la fin de décembre 2017, les stocks de pommes étaient inférieurs de 3 % à ceux de 2016 et à la moyenne de 2012 à 2016. Une conséquence de la baisse des récoltes sur un an, estimée au 1er novembre à 4 %. En Europe, au 1er décembre aussi, les stocks affichaient 27 % de moins qu’à la même date en 2016.

Début de campagne peu actif

« Le début de la campagne de 2017-2018, d’août à septembre, a été peu actif en pommes de table, en raison de la concurrence des fruits d’été, dont la consommation a été stimulée par des températures élevées », indique le ministère. Après un repli en 2016, les volumes à l’exportation gagnent 7 % sur un an, de juillet à novembre.

Vers l’Union européenne (UE), les envois progressent de 14 %, soit 8 % au-dessus de la moyenne de 2012-2016. « Cette hausse concerne surtout les pays du nord de l’Europe, notamment l’Allemagne où les exportations augmentent de 135 % sur un an, atteignant 37 400 t », poursuit la note. Vers les pays tiers, les volumes exportés chutent de 9 % sur un an, et dégringolent de 31 % par rapport à la moyenne 2012-2016.

En octobre, les cours sont supérieurs de 2 % à ceux de 2016 et de 5 % par rapport à la moyenne de 2012-2016. « En novembre et décembre, le marché intérieur est moins actif qu’à l’exportation », ajoute le ministère.

Davantage de poires en stocks

À la fin de décembre 2017, les stocks de poires sont supérieurs de 5 % à ceux de 2016 et de 1 % par rapport à la moyenne de 2012-2016 à la même période. « Ce niveau de stocks s’inscrit dans une production française de poires estimée, au 1er novembre, en légère hausse sur un an, de 1 %, et face à un niveau de stocks européens au 1er décembre en dessous de celui de 2016, à –2,6 %. »

En août, les cours ont perdu 4 % par rapport à 2016, mais restaient 10 % au-dessus de la moyenne des prix de 2012-2016. Puis en septembre, la baisse des volumes de fruits d’été a favorisé la consommation de poires. Les cours ont gagné 11 % par rapport à la moyenne de 2012-2016, dopés notamment par une offre réduite en william’s.

Sur les cinq premiers mois de campagne, de juillet à novembre, les volumes exportés gagnent 16 % par rapport à 2016, mais décrochent de 40 % face à la moyenne de 2012-2016. « En novembre et en décembre, l’écoulement des variétés d’automne suit son cours, notamment en variété conférence, relate le ministère. Les prix sont supérieurs de 17 % à ceux de la moyenne de 2012-2016. »