« Elle se situerait 24 % au-dessous de la moyenne 2013-2017, complète le ministère dans la note d’Infos rapides mise en ligne le 8 août 2018. Le gel de printemps et les intempéries jusqu’à mi-juin ont fortement affecté la production. »

Les prix augmentent

En juillet, les prix s’affichent 9 % au-dessus de la moyenne 2013-2017. La commercialisation se concentre sur le Bergeron. L’exportation vers l’Allemagne et l’Italie tire les ventes à la hausse. Sur le marché français, la demande est plus en retrait du fait des températures caniculaires en fin de mois.

En Languedoc et Roussillon, la production est prévue en retrait de 13 % par rapport à 2017. « Les récoltes se terminent en juillet par les variétés tardives, de meilleure tenue, décrit le ministère. Les précipitations de juin ont eu une incidence sur la qualité », certains fruits ayant été déclassés ou dirigés vers la transformation. La production des variétés précoces a souffert du gel (noyaux fendus).

En Paca, la récolte s’achève en juillet. « Les intempéries se sont succédée depuis le printemps : gel, vent, grêle. La production reculerait sur un an de 12 %. Cette baisse concerne essentiellement les variétés précoces. La surface en production serait en baisse de 2 % sur un an, conséquence d‘arrachages plus importants dans le Vaucluse. »

Le ramassage se termine en Bergeron dans la Vallée du Rhône, et débute pour les variétés les plus tardives. Les intempéries de juin ont abîmé les fruits avec des pertes. « La récolte du Bergeron a été nettement inférieure aux prévisions initiales. La production, révisée à la baisse depuis la dernière estimation, s’annonce très en retrait par rapport à l’année précédente : — 43 %. Fin février, le gel a touché surtout les variétés précoces et au printemps, la grêle a occasionné de nouvelles pertes. Les surfaces en production seraient stables en Vallée du Rhône. »

Récolte européenne en baisse

Au niveau européen aussi, la récolte est prévue en baisse : de 20 % par rapport à celle de 2017, historiquement élevée. La production sera toutefois supérieure de 5 % à la moyenne 2012-2016. Celle de l’Espagne « progresserait de 9 % sur un an, se situant 38 % au-dessus de la moyenne 2012-2016 » grâce à l’arrivée en production de nouvelles plantations. En revanche, la récolte italienne chuterait de 37 % sur un an, se situant au-dessous de la moyenne.