« Lorsque les quotas [sucriers] prendront fin, en octobre, le secteur européen du sucre connaîtra une situation totalement nouvelle, lance le Cese dans son communiqué de presse. Sa capacité à relever ce défi pour en faire une réussite et à tirer parti d’une production de sucre illimitée à des fins d’exportation et d’utilisation alimentaire dépendra largement de la manière dont l’Union européenne soutiendra les transformateurs et les cultivateurs de betteraves sucrières d’Europe. »

Des outils de marchés dans la Pac

Dans son avis intitulé « Les mutations industrielles dans l’industrie européenne du sucre de betterave », le Cese souligne le rôle de la filière sucrière dans la création d’emplois et l’activité économique dans les zones rurales. Ce qui le conduit à proposer « d’inclure dans la politique agricole commune (Pac) des instruments de marché qui contribuent à la continuité de la production sucrière dans les États membres de l’Union européenne », détaille Estelle Brentnall, corapporteure.

Parmi les propositions évoquées, le Cese estime que le « soutien couplé peut s’avérer nécessaire pour réduire le risque d’une baisse ou de l’abandon de la production […], tandis que le soutien direct […] devrait s’accompagner d’un meilleur accès à la gestion des risques. L’aide au stockage privé doit être mieux définie et d’autres débouchés devraient être promus concernant la betterave sucrière. »

Prudence avec la libéralisation des échanges

Le Cese appelle également à la prudence concernant la libéralisation des échanges commerciaux. Il estime en particulier qu’il « serait judicieux que l’Union fasse preuve d’une plus grande prudence […] lors des négociations » en particulier avec les ALE (Amérique centrale, Colombie, Pérou, Équateur et Afrique du Sud). Et propose de considérer le sucre comme « un produit sensible et maintenir les droits [de douane communautaires] sur le sucre. »