« L’EPA n’a identifié aucun risque de santé publique relatif aux utilisations actuelles du glyphosate », a déclaré Andrew Wheeler, administrateur de l’EPA, dans un communiqué. L’agence confirme ainsi les conclusions de sa précédente évaluation des risques du produit pour la santé humaine, menée en 2017, mais recommande un nouvel étiquetage pour réduire les risques écologiques, en avertissant du danger de la dérive du produit dans l’air pour les pollinisateurs comme le papillon monarque.

De nouvelles étiquettes

Les étiquettes aux États-Unis devront indiquer à l’avenir que la pulvérisation aérienne ne peut avoir lieu plus de 3 mètres au-dessus des cultures, ni si le vent dépasse les 24 kilomètres par heure. Au sol, la pulvérisation ne pourra se faire plus de 1,2 mètre au-dessus des plantes et l’appareil ne pourra pas pulvériser de gouttelettes plus petites que le réglage « fin ». D’autres changements sont proposés, par exemple pour l’utilisation du glyphosate sur l’eau. Après une période de consultation publique, l’EPA publiera sa réglementation finale à la fin de l’année 2019.

« Si nous voulons nourrir 10 milliards de personnes d’ici à 2050, nous aurons besoin de tous les outils à notre disposition, y compris l’utilisation du glyphosate », a déclaré Sonny Perdue, ministre de l’Agriculture américain, qui salue une décision « fondée sur des données scientifiques et cohérentes avec les conclusions d’autres agences selon lesquelles le glyphosate ne présente pas de risque cancérogène pour l’homme ».

Pour rappel, Monsanto a été condamné deux fois aux États-Unis, en août 2018 et mars 2019, par des jurys populaires qui ont considéré que le désherbant Roundup était responsable des cancers de deux personnes, et que Monsanto n’avait pas pris les mesures nécessaires pour avertir des risques potentiels. Bayer, qui a racheté l’entreprise américaine en 2018, a annoncé que 13 400 procédures judiciaires avaient été lancées outre-Atlantique contre l’herbicide.

Avec l’AFP