Jean-François Loiseau, le président de la coopérative, est également président de l’atelier 4 des EGA, un atelier intitulé : « Conquérir de nouvelles parts de marché sur les marchés européens et internationaux et faire rayonner l’excellence du modèle alimentaire et le patrimoine alimentaire français en France et à l’international ». En résumé, « promouvoir les exportations dans les différentes productions agricoles », selon la CR, qui regrette que « des coopératives de la filière céréalière, adeptes du libre-échange, jouent les mauvais canards en voulant privilégier le grand export de blé à des prix en dessous des coûts de production de leurs adhérents ».

Pour des prix agricoles équitables

La CR rappelle que l’un des objectifs des EGA est de « permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail par le paiement de prix justes ». Or, déplore-t-elle, « le prix du blé a été divisé par 3 en 30 ans, en monnaie constante. Depuis cinq ans, les producteurs de grains n’ont plus de revenu ».

« L’agriculture n’est pas un secteur économique comme les autres, elle doit bénéficier d’exceptions dans les accords commerciaux. Nous, agriculteurs, avons besoin d’une “Europe qui protège” ses marchés agricoles et donc nos revenus. Les salariés de nos filières ne sont pas payés au cours mondial, dans cette même approche de revenus, nos charges ne sont pas non plus alignées sur une moyenne mondiale. Nous, agriculteurs, revendiquons des prix agricoles européens équitables », conclut le communiqué.

A.M.