Dans un communiqué diffusé ce 30 novembre 2017, les producteurs de grandes cultures (1) se félicitent du renforcement de « l’ambition européenne en matière d’énergie renouvelable » adopté par la Commission ITRE (Industrie, recherche, énergie) du Parlement européen.

Cette Commission propose dans son rapport sur le projet de directive énergie renouvelable pour la période 2021-2030 (RED II) « un objectif contraignant de 35 % de renouvelable dans la consommation énergétique européenne au lieu de 27 % dans le projet initial, et en incitant à un niveau minimum d’incorporation de 12 % d’énergie renouvelable dans les transports. »

Les producteurs regrettent cependant la suppression de l’apport des biocarburants de première génération à cette ambition européenne d’ici 2030. Ils attirent l’attention sur le recours à des artifices tels que le double compte de l’électricité renouvelable conduisant à décompter une part virtuelle d’énergie renouvelable dans les transports, et à l’utilisation des produits issus du recyclage des carburants fossiles pour pallier l’insuffisance connue du potentiel en biocarburants avancés.

Une contribution d’au moins 7 %

« Aussi, nous en appelons donc au Parlement européen, réuni en formation plénière début 2018, pour redonner aux biocarburants conventionnels la place qui leur revient dans la réponse au défi climatique », déclarent l’AGPB, l’AGPM, la CGB et la FOP. Ces dernières attendent des législateurs européens qu’à travers la version finalisée de la directive RED II, ils confortent la production européenne de biocarburants liquides, condition nécessaire à l’atteinte des objectifs européens en matière d’énergie et de climat.

Selon eux, cela passe par davantage d’ambition en imposant un objectif contraignant de 15 % d’énergie renouvelable dans les transports par État membre à l’horizon 2030. « Un tel objectif doit être assorti de la confirmation d’une contribution d’au moins 7 % des biocarburants conventionnels au bouquet énergétique des transports et plus particulièrement des biocarburants issus de cultures européennes hautement durables coproductrices de protéines et de cellulose pour l’alimentation animale », ajoutent les producteurs de grandes cultures.

(1) AGPB (Association générale des producteurs de blé), AGPM (Association générale des producteurs de maïs), FOP (Fédération française des producteurs d’oléagineux et de protéagineux) et CGB (Confédération générale des planteurs de betterave).