La marque Perle du Nord regroupe environ 140 producteurs d’endives des Hauts-de-France, répartis dans six organisations de producteurs. Possédant plus de 52 % des parts de marché sur le segment préemballé, la marque tient une position de leader sur le marché français de l’endive.

Lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi, Patrick Petitpas, directeur général de la marque, est revenu sur les éléments caractéristiques de la campagne de 2016-2017 marquée par une baisse de la production, et par une bonne tenue des ventes.

« Nous avons connu une baisse de 7 % de la production d’endives cette année, du fait d’un déficit de récolte de racines, en partie dû à de mauvaises conditions climatiques. En conséquence, la consommation a accusé d’un léger recul de 2 %. Néanmoins, nous avons su valoriser au mieux cette récolte, avec des prix au-dessus de la moyenne des prix des années précédentes (+10 % par rapport à l’an passé). »

Une consommation qui se stabilise

D’après les données Kantar Worldpanel, avec 76,4 % de taux de pénétration durant la campagne passée, les trois quarts des foyers consomment en moyenne 6,65 kg d’endives chaque année (+1,1 % du nombre d’acheteurs).

Aujourd’hui, le marché français de l’endive représente 140 Mt (hors transformation et exportation), contre 200 Mt il y a une quinzaine d’années. « La consommation d’endives a tendance à se stabiliser. Bien entendu, on ne s’attend pas à une augmentation de la consommation dans les prochaines années, mais nous souhaitons maintenir et entretenir ce niveau de consommation », précise Vincent Decool directeur commercial de Perle du Nord.

Jouer la carte de la segmentation

Sur un marché des légumes très concurrencé (salade, mâche) et dans un rayon abondé de produits de saison qui arrivent parfois tôt dans l’année (melon, pomme), qu’elle soit rouge, bio, jeune pousse, pleine terre ou standard, l’endive doit trouver sa place.

« L’endive vendue en préemballé prend de plus en plus de place sur le marché. Alors que la gamme classique (vente au kilo) représentait plus de 80 % du chiffre d’affaires il y a encore quelques années, elle ne représente plus que 40 % désormais, concurrencé par les gammes pièces », note Vincent Decool.

Ce sont avant tout les petits formats préemballés qui ont tiré les ventes vers le haut.

Pour continuer sur cette lancée, la marque souhaite développer la montée en gamme de ses produits, et renforcer la segmentation (usage, poids, qualité, variétés, etc.). Nouveau packaging, nouvelle segmentation par l’usage, consolidation de la démarche qualité, nouvelle campagne de publicité, Perle du Nord mise sur la différenciation.

« En développant la segmentation par l’usage (à gratiner, en salade, spécial velouté…) et la valorisation de la qualité des produits (gamme premium), nous souhaitons entretenir et consolider la perception de la marque Perle du Nord par le consommateur », conclut Patrick Petitpas.

Marie Seyer