Dans son dernier bilan paru le 17 août 2017 sur l’état des nappes en France, le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) annonce qu’au 1er août 2017, l’évolution du niveau des nappes traduit la situation estivale des basses eaux avec plus des trois quarts des points orientés à la baisse.

Une situation « dégradée »

83 % des niveaux des nappes sont en baisse fin juillet 2017, 12 % sont stables, et les 5 % restant en hausse. Sur l’ensemble du territoire, les niveaux des nappes se situent autour de la moyenne, voire plus hauts pour seulement 29 % des points suivis. Ils sont modérément bas à très bas pour les 71 % restant.

« Bien que cette situation de basses eaux ne soit pas totalement inhabituelle pour cette période de l’année, elle est tout de même dégradée, conséquence du déficit de recharge hivernale de cette année », note le BRGM.

Certaines nappes autour de la moyenne

Parmi les nappes qui présentent les situations les plus favorables en période de basses eaux, dite période estivale, avec des niveaux autour de la moyenne, le BRGM cite :

  • La nappe des calcaires de la Beauce au sud du Bassin parisien dont les niveaux, certes en baisse, sont encore, globalement, autour des valeurs moyennes.
  • Les aquifères karstiques des régions de Nîmes et Montpellier dont les niveaux sont toujours orientés à la baisse mais qui se situent encore globalement autour de la moyenne dans un contexte de pluies, proche de la normale pour ce mois de juillet.
  • La nappe Plio-Quaternaire Aquitain dont les niveaux se sont stabilisés à la faveur des pluies de fin juin qui ont induit une recharge notable.

Secteurs aux niveaux bas ou très bas

De nombreux secteurs présentent des situations moins favorables, avec des niveaux bas, voire très bas, par rapport aux moyennes, le BRGM cite par exemple :

  • La nappe de la craie champenoise dont les points sont orientés à la baisse et qui présentent, pour un grand nombre d’entre eux, des niveaux bas.
  • La plus grande partie des nappes du Bassin parisien avec des niveaux plus bas que la moyenne à cause d’une recharge hivernale réduite, et, pour la plupart, orientés à la baisse.
  • Les aquifères de la vallée du Rhône, en amont et en aval de Lyon, dont les niveaux sont orientés à la baisse et qui, dans leur grande majorité, sont bas, voire très bas.
  • La nappe des calcaires jurassiques de Lorraine dont tous les niveaux sont globalement bas et toujours orientés à la baisse.
M.S.