Un peu plus de la moitié des nappes d’eau souterraines, 54 %, affichent un niveau inférieur à celui habituellement constaté à cette période de l’année, à cause d’un manque de pluie ces derniers mois, a indiqué le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) ce jeudi 20 avril 2017.

46 % seulement « présentent des niveaux moyens, voire hauts, donc il faut rester vigilant », a averti Philippe Vigouroux, hydrogéologue au Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) au cours d’une conférence de presse aujourd’hui.

Le BRGM n’est pas inquiet

« On devrait déjà avoir rechargé toutes nos nappes », a souligné Philippe Vigouroux, mais cette année, « la recharge hivernale a été relativement faible, déficitaire », les pluies ayant tardé jusqu’en février.

On est cependant « dans une situation sinon normale, du moins pas particulièrement critique par rapport aux autres années », a-t-il affirmé. Elle n’est « pas comparable aux déficits historiques rencontrés par exemple en 2003-2004 », souligne le BRGM.

Le déficit est assez généralisé mais « on peut supposer qu’il y aura encore des périodes de pluie en mai et en juin qui seront positives pour recharger les nappes et répondre aux besoins de la végétation », a ajouté l’hydrogéologue. De plus, à l’exception de la Corse, du Languedoc-Roussillon et du sud du Bassin parisien, les points sont à la hausse (voir la carte) sur le territoire.

La situation est cependant hétérogène : « On est au-dessus de la moyenne » dans la Beauce centrale par exemple, alors qu’« une certaine vigilance » est de mise en Aquitaine et en Champagne-Ardenne, a-t-il expliqué.

Les sols sont secs, mais pas les réserves d’eau

« On n’est pas du tout dans une situation de sécheresse », a affirmé de son côté Nathalie Dörfliger, directrice en charge de l’eau, de l’environnement et des écotechnologies au BRGM. « On a des déficits de pluviométrie plus marqués à certains endroits qui font que les sols y ont été plus secs et ont nécessité des arrosages, mais on a des réserves d’eau qui sont tout à fait disponibles », a-t-elle souligné.

A. Cas. avec l’AFP