« Furieux de s’être déplacés pour rien, les agriculteurs se sont vus rétorquer par la FNC que “la politique est de ne pas réduire les populations de sangliers, nécessaires au maintien de l’effectif des chasseurs !”, s’insurge le syndicat dans un communiqué diffusé le 18 avril 2018. Dans ce contexte, les suites de la négociation s’annoncent très difficiles… »

« Des indemnisations équitables »

Que demande la Coordination rurale ? « Des solutions plus satisfaisantes, à savoir des indemnisations équitables. Les barèmes proposés étant globalement insuffisants, il faut revoir la législation afin de tenir compte du prix réellement payé à l’agriculteur (facture, contrat, comptabilité…), et des dégâts de toute nature (clôtures, animaux, matériels, pailles, agroforesterie…). »

L’organisation syndicale lève le voile sur quelques points des discussions. « La FNC a consenti, pour le ressemis des prairies, à prendre en compte le surcoût d’acquisition (HT) de mélange de semences contenant des légumineuses, en plus des graminées, sur présentation de factures justificatives », explique-t-elle.

Désaccords

Les propositions des chasseurs sur le maïs ensilage ne satisfont visiblement pas non plus la CR. « La FNC nous a proposé une méthodologie […], reposant sur un prix de départ du maïs grain rendu Bordeaux (cours mondial) alors qu’il s’agit d’une production écoulée localement ou en autoconsommation. »

Quant au seuil de déclenchement de l’indemnisation, « la FNC refuse en bloc le seuil de 100 € par culture proposé par la profession. […] Elle feint donc d’ignorer tous les petits dégâts qui ne sont plus déclarés, soit en tout 15 millions d’euros d’économies pour elle ! »