« Le solde des échanges de produits agricoles bruts est de nouveau excédentaire, à 12 M€, constate le ministère de l’Agriculture dans sa note d’Infos rapides publiée le 14 novembre 2017. […] Cette évolution résulte de l’amélioration du solde des échanges avec les pays tiers (+56 M€) mais surtout avec l’Union européenne (+108 M€ sur un an). »

Le blé et les orges français s’exportent

Les exportations de céréales bondissent de 88 M€ sur un an (+32 %). En volume, l’augmentation est de 0,4 million de tonnes pour le blé tendre, « principalement à destination de l’Algérie qui avait largement délaissé l’origine française faisant suite à la récolte de 2016, des pays du nord de l’Union européenne (Belgique, Pays-Bas) mais aussi de la péninsule Ibérique. »

Concernant les orges, les ventes à l’étranger augmentent de plus de 0,1 million de tonnes, notamment en raison des achats chinois. « Les importations, 1 milliard d’euros, reculent de 80 M€ (–7 % par rapport à septembre 2016), tirées à la baisse par la réduction des achats d’oléagineux (–96 M€) notamment de graines de colza, de tournesol et à un degré moindre de fèves de soja. »

Des importations relativement stables

Plus globalement, l’excédent agroalimentaire atteint 595 M€, soit 127 M€ de plus qu’en septembre 2016. Cette progression est le résultat de la croissance des exportations de 124 M€ sur un an, soit +2 % en valeur, tandis que les importations restent relativement stables. Tel est le constat du ministère de l’Agriculture diffusé ce 14 novembre 2017 dans sa note d’Infos rapides.

Avec les pays tiers, l’excédent s’établit à 547 M€, en hausse de 61 M€. Les importations reculent de 11 M€ sur un an, et bondissent de 50 M€. « Contrairement au mois précédent, la croissance des expéditions de produits bruts contribue pour 80 % à ce résultat avec +40 M€ sur un an (+19 %) principalement par la hausse des ventes de blé tendre et d’orge de 26 et 10 M€. »

Les exportations de produits transformés progressent de 10 M€ sur un an, tirées par les produits laitiers et les préparations à base de produits de la pêche. « Au final, le déficit commercial en produits bruts se réduit de 56 M€ et l’excédent des échanges de produits transformés progresse de 5 M€ sur un an. »

Le solde avec l’Union européenne revient dans le vert

Avec l’Union européenne, le solde des échanges est positif pour la première fois depuis avril 2017. Il atteint 48 M€, en hausse de 66 M€ sur un an. « Les exportations progressent de 74 M€ (+2 %) avec une hausse un peu plus marquée pour les produits bruts (+44 M€), parallèlement à l’augmentation des ventes de céréales (+40 M€ sur un an), principalement de blé. »

« Les produits transformés bénéficient du dynamisme des ventes de produits alimentaires (+28 M€ sur un an). Si les importations ne progressent que légèrement sur un an (+8 M€), les évolutions apparaissent contrastées entre produits bruts et produits transformés (–64 et +72 M€). » Les achats d’oléagineux reculent tandis que ceux de produits laitiers, principalement de beurre, progressent.