Selon la Confédération paysanne, il s’agirait d’une plateforme d’essai de la firme semencière KWS à Villy-le-Moutier en Bourgogne. Les militants souhaitaient dénoncer l’utilisation d’une semence de colza « rendue tolérante à des herbicides par mutagenèse, technique clairement définie (par la législation européenne) comme produisant des OGM, mais exemptée des règles concernant les OGM », selon le communiqué des Faucheurs volontaires.

« Nous demandons un moratoire immédiat sur ces plantes rendues tolérantes aux herbicides », précise Guy Kastler, un militant de la Confédération paysanne. « La Cours de justice européenne doit se prononcer sur ce sujet à la suite d’un recours en Conseil d’État de la Confédération paysanne et de huit autres organisations citoyennes françaises », précise un communiqué du syndicat.

« Ce ne sont pas des OGM »

« Ces techniques sont autorisées, ce ne sont pas des OGM, répond Jean-Marc Petat, directeur du développement durable chez BASF. C’est du pur vandalisme, basé sur la méconnaissance de l’agronomie et de la biologie. »

Dans un communiqué, BASF précise que « cette technologie s’appuie sur la mutagenèse, méthode d’amélioration des semences, utilisée depuis plus de 50 ans par l’agriculture conventionnelle et l’agriculture biologique ». La société dément aussi l’information selon laquelle la parcelle agricole visée par les faucheurs leur appartiendrait.

La Fédération française des producteurs d’oléagineux et de protéagineux « condamne un acte odieux » et apporte sa « solidarité au producteur victime ». « S’attaquer à un paysan est un acte d’une grande lâcheté, précise Arnaud Rousseau, président de la Fop dans un communiqué. Nous demandons que les auteurs de cet acte de vandalisme soient poursuivis avec la plus grande fermeté. »

F.M.