Dans cette étude parue dans un numéro spécial d’Environmental Research Letters consacré au changement climatique, des chercheurs du Centre national de recherches météorologiques (1) et du Centre d’études spatiales de la biosphère (2) ont prouvé que l’utilisation des couverts intermédiaires pourrait permettre de compenser chaque année jusqu’à 7 % des émissions de gaz à effet...
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Dans cette étude parue dans un numéro spécial d’Environmental Research Letters consacré au changement climatique, des chercheurs du Centre national de recherches météorologiques (1) et du Centre d’études spatiales de la biosphère (2) ont prouvé que l’utilisation des couverts intermédiaires pourrait permettre de compenser chaque année jusqu’à 7 % des émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole en Europe en prenant les émissions de l’année 2011 comme référence.

Réfléchir la lumière

Ce pourcentage prend en compte les effets cumulés du stockage de carbone, de la réduction des besoins en engrais et d’augmentation d’albédo, c’est-à-dire la fraction d’énergie solaire renvoyée par une surface.

« Un sol couvert de végétation réfléchit en général plus la lumière qu’un sol laissé nu, explique le communiqué commun de Météo-France et du CNRS. En outre, les cultures intermédiaires étant enfouies, notamment pour servir d’engrais vert, après s’être développées pendant des mois, elles permettent de favoriser le stockage de carbone dans le sol. »

Des couverts pendant trois mois

En utilisant des données satellitaires sur toute l’Europe, les chercheurs ont analysé l’évolution de l’albédo des parcelles agricoles à la suite des simulations d’introduction de cultures intermédiaires sur des zones où le climat et les types de cultures le permettaient.

En considérant uniquement les zones et périodes favorables à leurs introductions, ils ont estimé que ces cultures intermédiaires pourraient être ajoutées pendant au moins trois mois sur près de 4,2 % de la surface de l’Europe.

Leurs résultats confirment qu’en dehors des zones où les sols sont très clairs, comme la Marne ou certaines zones en Espagne, les cultures intermédiaires permettent d’augmenter significativement l’albédo des parcelles agricoles.

F.M.

(1) CNRM, Météo-France/CNRS/Université de Toulouse.

(2) CESBIO, Université Toulouse III — Paul Sabatier/CNRS/CNES/IRD/Inra.