Le ministère de l’Agriculture a publié le 9 février 2017 les modalités de mise en œuvre d’une indemnisation en faveur des agriculteurs les plus touchés par les pertes de cerises dues à Drosophila suzukii en 2016

Déposer la demande au plus tard le 10 mars

Les exploitants souhaitant bénéficier de cette mesure doivent remplir le formulaire de demande d’indemnisation disponible en ligne sur le site de FranceAgriMer et l’envoyer à la DDT de son département au plus tard le 10 mars 2017.

L’enveloppe totale est de 5 millions d’euros. L’indemnisation est calculée en fonction du prix et du rendement de référence « tel que figurant dans le barème des calamités agricoles du département concerné en vigueur ».

Des données de référence sont « largement sous-évaluées », selon la Coordination Rurale, qui s’insurge de cette situation dans un communiqué de presse du 9 février 2017. Le syndicat estime que ces données « excluent en l’état un bon nombre de producteurs ayant pourtant subi d’importantes pertes » et demande la réévaluation des barèmes.

Un manque de soutien du gouvernement

La CR regrette également que cette indemnisation ne tienne pas compte des « conséquences indirectes et futures pour les producteurs, à savoir : la perte de clients qui préfèrent se tourner vers des produits importés dont l’approvisionnement est plus sûr (puisque les solutions de traitement sont moins contraignantes), une dévalorisation de la production de cerises françaises, une augmentation significative du nombre de traitements suite à l’interdiction du diméthoate, la progression de maladies en vue des prochaines récoltes (à l’image de la moniliose qui se développe via les fruits pourris non récoltés)… »

Le syndicat s’interroge également sur l’avenir de la filière. Quelles solutions alternatives au diméthoate ? L’arrêté interdisant l’importation de cerises traitées avec ce produit sera-t-il reconduit ? « Le gouvernement décourage les producteurs et montre une fois de plus son manque de soutien à la production agricole », regrette-t-il.

A.M.