Une centaine d’agriculteurs affiliés à la CR et à sa section spécialisée l’OPG (Organisation des producteurs de grains) a investi les locaux de l’interprofession des céréales à Paris. Un symbole pour leur revendication : « Il est grand temps que l’on siège à l’interprofession », a déclaré Bernard Lannes, président de la CR. « Comme l&rsquo...
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Une centaine d’agriculteurs affiliés à la CR et à sa section spécialisée l’OPG (Organisation des producteurs de grains) a investi les locaux de l’interprofession des céréales à Paris. Un symbole pour leur revendication : « Il est grand temps que l’on siège à l’interprofession », a déclaré Bernard Lannes, président de la CR. « Comme l’impose le règlement européen, l’interprofession se doit d’être représentative, d’autant plus que nous payons les CVO (1) qui la financent. »

À l’issue d’un entretien avec Bernard Lannes (président de la CR) et Nicolas Jaquet (président de l’OPG), Jean-François Loiseau et Philippe Pinta (respectivement président et vice-président d’Intercéréales) se sont engagés à en faire la demande à l’occasion du prochain conseil d’administration de juin. Jean-François Loiseau a rappelé que l’interprofession avait récemment proposé à la CR d’entrer dans l’interprofession. « Nous avions refusé la proposition de strapontin qui nous avait été faite car le règlement était en train de changer », a justifié Bernard Lannes.

Les représentants se sont également entendus sur la nécessité d’adopter une vision globale des grains (céréales et oléoprotéagineux confondus) en regroupant notamment les instituts techniques, les interprofessions et les conseils de FranceAgriMer.

La CR, désolidarisée du plan de filière

Parmi les agriculteurs et agricultrices qui manifestent, les désaccords avec les orientations données par l’interprofession se sont fait entendre : « Intercéréales a une logique basée uniquement sur l’exportation, mais on exporte sur des marchés avec lesquels on ne sera jamais compétitifs ! » [...] « On ne peut pas exporter à 140 €/t avec les normes françaises, c’est impossible. »

En entrant dans l’interprofession, la CR veut faire entendre sa voix. La Coordination rurale s’était désolidarisée du plan de filière pour les céréales qui a été proposé à la fin de 2017. « Il n’a été fait que par un seul syndicat, la FNSEA », a estimé Bernard Lannes.

La CR revendique un plan de filière qui prenne en compte la rémunération des producteurs, et qui se concentre sur les marchés français et européens, estimant que c’est par là que peut être captée la valeur ajoutée de la production.

Hélène Parisot

(1) cotisations volontaires obligatoires.