Sur les huit derniers mois, ce sont 2,1 millions de tonnes d’orge qui ont été exportées vers les pays tiers. Il reste huit semaines avant la fin de campagne pour exporter le 1,4 million de tonnes permettant d’atteindre l’objectif de départ. Tel est le constat dressé par FranceAgriMer ce mercredi 10 mai 2017, lors de la présentation de ses prévisions pour la campagne commerciale de 2016-2017.

Les opérateurs sont confiants, au vu de la dynamique d’importation de certains pays comme l’Arabie Saoudite, qui a acheté plus de 740 000 tonnes d’orges françaises depuis le début de la campagne. Les prévisions d’exportations vers l’Union européenne ont évolué depuis le mois dernier (+70 000 tonnes). Les stocks de fin de campagne d’orge s’annoncent plus faibles que la moyenne des cinq dernières années.

Exportations de blé tendre en légère hausse

Au total, 4,1 millions de tonnes de blé tendre ont été expédiées des ports français vers les pays tiers au cours des huit premiers mois de campagne. Un chiffre lourdement en retrait par rapport à l’an dernier à la même époque (–58 %). À ce jour, il reste 1 million de tonnes à expédier sur les huit semaines à couvrir pour atteindre l’objectif fixé.

Selon les opérateurs, cet objectif semble plus difficile à atteindre que pour l’orge, d’autant que les exportations vers l’Algérie et l’Afrique subsaharienne sont en baisse. Malgré tout, les prévisions d’exportations vers les pays tiers augmentent de 200 000 t par rapport aux prévisions d’avril dernier, les opérateurs se tablant sur une dynamique de prix bas. Le stock final, quant à lui, est abaissé à 2,4 millions de tonnes, légèrement en deçà de la moyenne quinquennale.

Peu d’évolution pour le maïs et le blé dur

Les exportations vers les pays tiers n’ont pas évolué pour le maïs. Vers l’Union européenne, elles ont diminué de 100 000 tonnes entre les prévisions d’avril et celles de mai alors que les prévisions de collecte ont été revues à la hausse (+40 000 tonnes) dans le même temps.

Les importations de maïs ont augmenté de 50 000 tonnes depuis avril dernier. Ainsi, les prévisions de stocks sont en augmentation de 190 000 tonnes, en cohérence avec les campagnes précédentes. Pour le blé dur, les prévisions d’exportation et d’importation n’évoluent pas en mai.

M.S.