Près de 400 personnes étaient réunies, selon les organisateurs, en présence de nombreux élus, dont le député européen Yannick Jadot (EELV) et la députée du Finistère Sandrine Le Feur (LREM), ont-ils indiqué à l’AFP.

« On souhaite des aides correctes pour les apiculteurs bretons, a regretté José Nadan, apiculteur au Faouet (Morbihan). Nous sommes à l’origine de la contestation et on nous accorde 3 % de l’enveloppe des trois millions. 100 000 €, ce n’est pas beaucoup pour une région qui a été fortement touchée. »

Une aide insuffisante pour compenser les pertes

Depuis plusieurs années, les apiculteurs français subissent des pertes moyennes de 30 % de leurs cheptels en hiver, selon l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf). Durant l’hiver 2017-2018 « on a franchi un cap supplémentaire », avec des taux de mortalité pouvant grimper à 40 %, 50 % voire 80 %, avait indiqué en juin Gilles Lanio, président de l’Unaf.

Le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert avait accordé fin juillet une aide de 3 millions d’euros, destinée au renouvellement des essaims. Plus bas sur la côte, la Nouvelle-Aquitaine, mobilisant des fonds régionaux et européens, avait annoncé une aide de 700 000 € à la fin de juillet.

Des apiculteurs déterminés

Pour José Nadan, il est nécessaire de « faire évoluer l’agriculture, moins toxique pour nos abeilles et l’environnement ». « Les collègues sont en train de refaire les cheptels mais nous avons des craintes pour le printemps prochain, souligne-t-il. Les sols sont encore contaminés de néonicotinoïdes, » des produits désormais interdits en France.

Une « transhumance de solidarité » est prévue le 13 octobre à Saint-Pierre-Quiberon (Morbihan), où des apiculteurs venus de toute la France viendront apporter des essaims à leurs homologues bretons, a annoncé le Syndicat des apiculteurs professionnels de la Bretagne, dans un communiqué.

Avec l’AFP