« Le marché attend que des nouvelles sur les exportations américaines pointent à l’horizon, a affirmé John Georgy, de la maison de courtage Allendale. On a entendu beaucoup d’engagements oraux de la Chine ainsi que d’autres partenaires, mais rien ne s’est vraiment matérialisé jusqu’à présent. »

Les courtiers s’impatientent

C’est particulièrement le cas sur le soja. La dernière annonce d’une vente américaine supérieure à 100 000 tonnes à la Chine, son plus gros client en 2017, remonte à un mois désormais, lorsque Pékin avait commandé 586 000 tonnes le 6 février. Les courtiers attendent de plus en plus impatiemment une issue à la guerre commerciale entre les deux pays.

« Il va être difficile d’obtenir tout ce que l’administration américaine réclame, a affirmé Dan Cekander, de DC Analysis. Mais si les États-Unis obtiennent même 80 % de leurs revendications et surtout qu’ils voient la Chine acheter l’équivalent de 30 milliards de dollars supplémentaires de produits agricoles, alors ce sera très positif pour les cours. »

Rapport de l’USDA en approche

Concernant les ventes américaines à l’étranger, les courtiers auront accès ce jeudi au rapport hebdomadaire sur les ventes américaines à l’étranger du ministère américain de l’Agriculture (USDA), avant la publication vendredi d’un rapport très détaillé sur l’offre et la demande de produits agricoles dans le monde, le rapport Wasde.

Outre les incertitudes sur le front commercial, le maïs a également été lesté, d’après Dan Cekander, par un rapport américain montrant une nette progression sur les stocks d’éthanol. Des stocks plus élevés de ce biocarburant, fabriqué en grande partie à partir de la céréale, suggèrent des besoins moins grands en maïs pour continuer à en fabriquer.

La Russie optimiste pour sa prochaine récolte de blé

Le blé a repris sa glissade après six séances consécutives de chute, interrompues mardi par un rebond. Le ministre russe de l’Agriculture a affirmé que la récolte dans le pays pourrait être de 80 millions de tonnes cette année si les conditions météo s’avèrent bonnes. Les estimations font état d’une fourchette entre 75 et 78 millions de tonnes, selon les analystes d’Allendale.

De plus, l’Ukraine a démarré sa phase d’ensemencement un mois plus tôt qu’à la normale, en raison d’une météo particulièrement douce, ont observé les analystes de CHS Hedging. Les investisseurs attendaient par ailleurs le résultat d’un appel d’offres en provenance de l’Irak, le blé américain faisant partie des prétendants.

Le boisseau de blé pour livraison en mai, le plus échangé actuellement, a terminé mercredi à 4,5000 dollars, contre 4,6275 dollars à la précédente clôture.

Le boisseau de maïs pour livraison en mai, contrat le plus échangé, a terminé mercredi à 3,7250 dollars, contre 3,7575 dollars mardi soir.

Le boisseau de soja pour mai, le contrat le plus échangé, a terminé mercredi à 9,0200 dollars, contre 9,1375 dollars à la précédente clôture.

AFP
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Le blé progresse encore, soutenu par Chicago

Les prix du blé progressaient vendredi, clôturant une semaine à la hausse, soutenus une nouvelle fois par la Bourse de Chicago, elle-même dopée par les craintes de nouvelles pluies sur les principales zones de production céréalière des États-Unis.