Les échanges de produits agricoles sont, comme sur le marché des actions ou du pétrole, « fragilisés par les craintes pour l’économie mondiale alors que la Chine semble être parvenue à freiner l’épidémie (de pneumonie virale) mais que cette dernière s’étend désormais à d’autres pays comme Singapour ou l’Italie », a remarqué Brian Hoops, de MidWest Market Solutions.

L’épidémie accélère

Deux mois après l’apparition du nouveau coronavirus dans le centre de la Chine, l’épidémie s’est en effet accélérée ce lundi 24 février 2020 à travers le globe, avec des bilans en forte hausse de la Corée du Sud à l’Iran en passant par l’Italie. L’organisation mondiale de la santé (OMS) a évoqué un risque de « pandémie ».

« On s’attend à de nouvelles mesures limitant les transports, y compris ceux de matières premières », a souligné Brian Hoops. Pour Michael Zuzolo, de Global Commodities Analytics, le marché des produits agricoles a pâti dans ce contexte de mouvements de ventes déclenchés automatiquement dans le sillage de la forte baisse du marché des actions et de l’énergie.

Le blé, particulièrement échangé sur le marché mondial, a en plus souffert selon lui de la montée du dollar en début de séance, qui rend les commandes de produits américains plus chers pour les acheteurs munis d’autres devises.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en mai, désormais le plus échangé, a terminé lundi à 3,7625 dollars, contre 3,8075 dollars à la précédente clôture (–1,18 %).

Le boisseau de blé pour livraison en mai, le plus actif, a fini à 5,3475 dollars, contre 5,5200 dollars vendredi (–3,13 %).

Le boisseau de soja pour livraison en mars, le plus échangé, a terminé à 8,8250 dollars, contre 8,9050 dollars avant le week-end (–1,84 %).

AFP
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Le marché du blé toujours soutenu par la demande

Les prix du blé poursuivaient ce lundi 30 mars 2020 à la mi-journée, leur rebond entamé à la fin de semaine la dernière, toujours soutenus par une demande mondiale forte.