« Le blé monte encore plus haut après avoir bénéficié d’un fort mouvement technique la veille », indique Ami Heesch, de CHS Hedging. Cet analyste a précisé que la céréale a également été soutenue par des prévisions de sécheresse en Ukraine et l’anticipation d’une baisse de la production en Russie, deux importants producteurs mondiaux. Le maïs est monté dans le sillage du blé.

Le soja recule

En revanche, le soja a baissé après quatre séances de hausse, certains investisseurs ayant décidé de prendre leurs profits. « Il est possible que les acteurs du marché aient agi selon le dicton qui dit qu’il faut acheter la rumeur et vendre juste avant la nouvelle. Cela est lié au renforcement du sentiment qu’un accord commercial de phase I entre la Chine et les États-Unis va être signé en janvier », explique Ami Heesch.

Le rapport hebdomadaire sur les ventes à l’étranger, publié ce vendredi en raison de la clôture du marché à Noël, n’a lui pas apporté de surprise de taille. Pour la période du 13 au 19 décembre, les États-Unis ont vendu 715 000 tonnes de blé, 624 800 tonnes de maïs et 736 200 tonnes de soja, ces chiffres s’inscrivant dans la fourchette des prévisions des analystes.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en mars, le plus échangé, a terminé vendredi à 3,9000 dollars, contre 3,8850 dollars jeudi (+0,39 %).

Le boisseau de blé pour livraison en mars, également le plus actif, a fini à 5,5625 dollars, contre 5,4900 dollars à la précédente clôture (+1,32 %).

Le boisseau de soja pour livraison en mars, le plus échangé, s’est établi à 9,4650 dollars, contre 9,4475 dollars jeudi (–0,53 %).

AFP
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