« L’objectif d’exportation du blé tendre français vers les pays tiers n’est pas hors de portée », a déclaré Rémi Haquin, président du conseil spécialisé pour la filière céréalière de FranceAgriMer lors d’un point de presse mercredi 13 juin. Malgré les difficultés logistiques liées à la grève à la SNCF, l’organisme...
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« L’objectif d’exportation du blé tendre français vers les pays tiers n’est pas hors de portée », a déclaré Rémi Haquin, président du conseil spécialisé pour la filière céréalière de FranceAgriMer lors d’un point de presse mercredi 13 juin. Malgré les difficultés logistiques liées à la grève à la SNCF, l’organisme n’a pas modifié ses estimations qui restent les mêmes que le mois dernier, à 8,4 millions de tonnes (Mt). À un mois de la fin de la campagne, il restait un peu plus d’un million de tonnes de blé tendre à exporter pour atteindre cet objectif.

Chiffres incertains

« Il est pour le moment difficile de mesurer les conséquences de ces grèves, a ajouté Rémi Haquin. Il y aura un surcoût certain pour la filière, mais nous n’avons pas de mesures en termes de volumes. » Certains lots n’ayant pas trouvé de moyen de transport jusqu’aux ports pourraient être annulés ou reportés sur la prochaine campagne.

« Les origines françaises sont en ce moment parmi les plus compétitives à l’exportation », a fait savoir Marc Zribi, chef de l’unité des grains et du sucre chez de FranceAgriMer. La dépréciation de l’euro face au dollar a offert ces dernières semaines un surplus de compétitivité des céréales européennes à l’exportation.

La Russie toujours en tête

Mais la Russie joue toujours la course en tête. Au 11 juin, le pays avait exporté 36,8 Mt de blé et les chargements restent toujours très soutenus : pour le seul mois de mai, 3,3 Mt de céréales ont été exportées. « Malgré une production prévue en baisse cette année, la Russie devrait tout de même jouer en finale et maintenir sa position de premier exportateur mondial pour la campagne de 2018-2019 », signale Marc Zribi.

Conséquences des intempéries

Concernant la prochaine récolte, une baisse des conditions de cultures est observée dans plusieurs régions françaises en raison des intempéries, « notamment dans le Sud et en Normandie », a fait savoir Catherine Cauchard, responsable « Céré’Obs ». Le prochain rapport devrait fournir des informations plus détaillées sur l’état des cultures.

A.M.
Votre analyse quotidienne du marché - Céréales

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