Le cabinet Offre et Demande Agricole (ODA) a dévoilé les résultats de son étude sur la production française de blé tendre pour la campagne de 2016-17, le mercredi 6 juillet 2016. Il l’estime à 35 millions de tonnes (Mt), contre 40 Mt l’an passé.

Cette estimation, inférieure à celle d’autres analystes, a été obtenue avec un modèle de rendement élaboré par ODA, et « ajusté en tenant compte des résultats des différentes études menées auprès de ses adhérents », explique le cabinet dans son communiqué.

Des écarts très importants

Le comptage des épis et des grains réalisé la semaine dernière par l’équipe d’ODA fait ressortir une forte hétérogénéité en fonction des régions. Quant à la qualité, elle « serait au rendez-vous dans tout le Sud et sur les façades atlantique et de la Manche », analyse ODA dans son communiqué.

Ailleurs, l’étude met en évidence des blés souvent touchés par les fusarioses de type Fusarium graminearum (générant un risque de Don) et de type Nivale (sans risque de Don). « Rien n’est certain sur les qualités, car les fusarioses liées aux épisodes pluvieux dans ces zones ne produisent

pas de mycotoxines dangereuses. Les températures sont restées assez froides », explique ODA.

Rien n’est joué sur la qualité

Il est encore trop tôt pour émettre des conclusions sur l’indice de Hagberg, mais les PS (poids spécifiques) pourraient être impactés car de nombreux grains ne se seraient pas développés, d’après ODA, pour qui « rien n’est encore joué ».

« Certes, la récolte de 2016 sera probablement très inférieure aux chiffres qui circulent sur le marché, mais rien ne permet de dire que les qualités seront très mauvaises, explique ODA. Un épisode un peu chaud à partir de maintenant pourrait même permettre une amélioration significative des PS car il faciliterait l’élimination d’une partie des petits grains. »

C.L.J.
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