Selon les organisations, la Comagri insiste également sur l’importance d’un objectif d’incorporation d’énergie renouvelable dans les transports […], qu’elle propose de fixer à 12 % au minimum. « C’est un premier pas dans la bonne direction, notent les syndicats, alors que la Commission souhaitait purement et simplement le supprimer. »

La directive RED II dans le viseur de la filière

Dans sa proposition de directive portant sur les énergies renouvelables couvrant la période de 2021 à 2030 (directive RED II), la Commission européenne propose de réduire « drastiquement la contribution des biocarburants conventionnels au bouquet énergétique des transports ».

« Cette proposition nie de fait les apports des productions agricoles européennes et françaises à la sécurité énergétique, à l’économie rurale et à la lutte contre le changement climatique par la fourniture de biocarburants renouvelables », estime la filière du bioéthanol.

Elle rappelle que ces derniers mois, « de nombreuses voix se sont élevées contre cette proposition visant à substituer les biocarburants existants par ceux de seconde génération dont la technologie est insuffisamment mature. » Et de citer la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie, la Hongrie, ainsi que la Bulgarie et la Roumanie.

Plafond minimal de 7 %

La filière française du bioéthanol attend ainsi « des législateurs européens qu’au travers de la version finalisée de la directive RED II, ils confortent la production européenne de biocarburants liquides ». Elle souhaite que soit imposé un « objectif contraignant de 15 % par État membre à l’horizon de 2030, comme le souhaite la France qui l’a elle-même inscrit dans la loi sur la transition énergétique et de croissance verte. »

Autre demande : « La confirmation d’un plafond minimal de 7 % pour la contribution, des biocarburants conventionnels aux énergies renouvelables utilisées dans les transports. »

I.E.