La fusion Bayer-Monsanto dépend du feu vert des autorités de la concurrence de tous les pays où elles sont actives. Cette « fusion constitue une menace importante pour une concurrence saine et ces menaces devraient être traitées et contrecarrées », a affirmé l’agence chargée de la concurrence en Russie (FAS) dans un communiqué publié le mercredi 10 novembre 2017.

Un accès aux données pour les acteurs russes

Pour ne pas « bloquer la fusion mais relancer la concurrence », la FAS « a choisi d’approuver conditionnellement la fusion en demandant aux parties de s’accorder sur un transfert technologique efficace et un accès aux données aux acteurs du marché russe ». Elle demande que Bayer et Monsanto donnent accès à leurs ressources, notamment dans le domaine de l’agriculture numérique de la création de nouvelles plantes.

À la fin d’octobre, le patron de Bayer, Werner Baumann, déclarait que les noces avec Monsanto étaient espérées « au début de 2018. Il y aura de nouvelles étapes à franchir dès que nous connaîtrons les exigences concrètes des autorités de régulation. » La Commission européenne doit encore rendre une décision sur le projet de fusion. En août, Bruxelles a annoncé l’ouverture d’une enquête approfondie.

AFP