Ce printemps, nombreux sont les apiculteurs qui constatent « une hécatombe de leurs colonies, s’inquiète la Confédération paysanne dans un communiqué diffusé ce 3 mai 2018. Les pertes sont comprises entre 50 et 100 % des cheptels, ce qui est intolérable ! » Le syndicat propose deux hypothèses face à ce constat :

  • Le butinage à l’automne sur cultures dérobées à fleurs implantées après une céréale traitée avec des néonicotinoïdes ;
  • Le traitement de colza au printemps avec un néonicotinoïde associé à un pyréthrinoïde.

Pas de dérogation

La confédération paysanne demande à l’État de réaliser les analyses toxicologiques qui pourraient confirmer ou infirmer ces hypothèses dans le cadre de l’Observatoire des mortalités et des affaiblissements de l’abeille mellifère (OMAA). Pour le syndicat, il est « incompréhensible » que l’État ait refusé d’y procéder jusqu’à maintenant.

La Confédération paysanne appelle aussi le gouvernement à ne pas autoriser de dérogation à l’interdiction des néonicotinoïdes, qui doit entrer en vigueur le 1er septembre prochain. Par ailleurs, elle soutient le « convoi mortuaire » de ruches mortes organisé par les apiculteurs bretons, qui doit arriver à Rennes vendredi.

H.P.