« Avec la crise que nous vivons, il n’y a pas de petite source d’économies », assure la Coordination rurale. Sa section Dégâts de Gibier a écrit au ministère de l’Écologie, à la Fédération nationale des chasseurs (FNC) et à l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) pour leur soumettre deux propositions en ce sens.

La Coordination rurale réclame notamment la gratuité du permis de chasser (examen et redevance annuelle nationale/départementale), « afin que les agriculteurs qui le souhaitent puissent défendre eux-mêmes leurs cultures, pendant la période d’ouverture de la chasse ou après autorisation de tir obtenue du préfet ».

Suspendre les seuils ouvrant droit à indemnisation

Elle propose en outre que soient suspendus les seuils d’ouverture de droits à indemnisation en cas de dégâts de gibiers. « Avec des rendements et des prix catastrophiques, pour atteindre le seuil de 230 euros ouvrant droit à indemnisation (100 euros pour les prairies, NDLR), la surface détruite devra être deux à trois fois supérieure, justifie-t-elle. En deçà de ce seuil, non seulement l’agriculteur ne sera pas indemnisé, mais le cas échéant, il se verra facturer les frais d’estimation. Intolérable dans une situation aussi dramatique pour les producteurs ! »

Et le syndicat d’ajouter que « dans une période aussi difficile, chaque source d’économies ou de trésorerie, additionnée à toutes les autres, peut faire la différence pour passer le cap ».

Alain Cardinaux