Stéphane Travert enchaîne les rencontres d’usage depuis sa nomination, en juin dernier. Après la FNSEA et la Confédération paysanne, c’était au tour de la Coordination rurale de s’entretenir en tête à tête avec le ministre de l’Agriculture, le 13 juillet dernier.

L’occasion pour Bernard Lannes, président du syndicat, de glisser à l’oreille du ministre quelques idées fortes qu’il porte au nom de ses adhérents. En particulier sur le sujet des coopératives agricoles.

« Nous avions déjà demandé à Stéphane Le Foll d’intégrer le Haut-Conseil de la coopération agricole, afin que la FNSEA ne soit pas la seule à être entendue. Puisqu’il ne l’a pas fait, nous réitérons notre demande auprès de Stéphane Travert », indique-t-il.

La Coordination rurale souhaiterait par ailleurs que le ministre lance « un audit de la coopération ». Objectifs : mettre en lumière « les grands groupes qui ont perdu l’essence même de la coopération » et « enlever les avantages fiscaux à ceux qui ne respectent pas le principe selon lequel un homme égal une voix ».

Un vaste débat que le syndicat entend bien mettre sur la table lors des États-généraux de l’alimentation, qui se dérouleront cet été. D’autant qu’à l’automne, c’est un autre chantier que la Coordination rurale veut voir s’ouvrir : celui d’une remise à plat du plan Valls, « pour permettre aux exploitations de retrouver de la trésorerie et de l’oxygène ».

Alain Cardinaux