Sur un chiffre d'affaires moyen de 150 millions d'euros, les efforts d'investissement des coopératives céréalières représentent 3,5 millions par an. « Elles ont donc confiance en l'avenir », a commenté Christian Pees, président de Coop de France métiers du grain, lors du congrès de la coopération agricole réuni les 17 et 18 décembre à Paris.

« En 2013, après neuf mois de travail, est sorti de terre un nouveau silo d'une capacité de 35.000 tonnes, pour un investissement de 9 millions d'euros », a illustré Martin Mignonnay, directeur général de Noriap. « L'objectif actuellement est de remettre à neuf des silos, en construire de nouveaux pour valoriser au maximum la collecte de nos adhérents, mais surtout laisser un outil performant aux générations futures », a-t-il ajouté. La coopérative a prévu un plan d'investissement de l'ordre de 70 millions d'euros à moyen terme.

Contraintes environnementales et sociales

Mais les contraintes environnementales et sociales entravent parfois la construction de nouveaux silos. « Il est facile de faire un silo pour un agriculteur mais beaucoup plus difficile lorsqu'il s'agit d'en construire un au nom de la coopérative », a commenté Christian Pees. Il faut communiquer sur ces nouveaux projets. « Lors de la journée portes ouvertes du patrimoine, nous avons fait visiter le silo, on a alors eu l'adhésion au projet des voisins », a appuyé Martin Mignonnay.

En outre, la principale difficulté à laquelle sont confrontées les coopératives pour assurer leur développement est la mobilisation de capitaux. Elles recherchent alors des capitaux extérieurs. En ce sens, Unigrains est un « partenaire financier incontournable » pour les coopératives qui accompagne les projets d'investissements. « Et la plupart des coopératives se coiffent de holdings pour attirer les financements », a ajouté Agnès Duwer, directrice générale de la Scara.

C.Fa.