Premier exportateur de blé français sur pays tiers, le groupe coopératif In Vivo a vu pour la seconde année consécutive son activité phare de commerce international des grains fortement impactée par la volatilité des marchés.

Le mardi 17 décembre 2013, lors d'une présentation des résultats de l'exercice 2012-13 à la presse, le nouveau directeur général Thierry Blandinières a affirmé la volonté de sécuriser le profil de risque de cette activité comme un élément prépondérant du projet stratégique « In Vivo 2025 ».

Le chiffre d'affaires global du groupe a progressé de 8,3 % pour atteindre 6,1 milliards d'euros et les ristournes versées aux coopératives adhérentes s'élèvent certes à 81,4 millions d'euros, « un niveau record ». Pour autant, le résultat net reste tout juste dans le vert à 100.000 euros. Une situation que Thierry Blandinières justifie par un métier du trading « compliqué depuis deux ans avec un marché très difficile à lire, marqué par des amplitudes de 50-60 euros la tonne sur des cycles très courts ».

Dans ce contexte, le nouveau directeur met l'accent sur le renforcement de cette activité qui représente 41 % du chiffre d'affaires du groupe. A l'international, nous « devons faire évoluer le système classique blé-Algérie vers plusieurs destinations possibles et plusieurs gammes de produits ». D'où la nécessité, estime Thierry Blandinières, de revoir la façon de travailler avec les coopératives adhérentes de manière à « se réassurer avec des cahiers des charges contractuels ». Par ailleurs, les responsables d'In Vivo réfléchissent à de nouvelles implantations à l'étranger, en tenant compte de la structuration de la zone mer Noire.

Du côté de l'agrofourniture, dont les ventes ont progressé de 6,1 %, le marché est tiré par les semences. Un métier qui renferme « des relais de croissance forts » avec un potentiel d'évolutions techniques encore important face aux restrictions imposées sur les phytos.

Dans ce domaine de l'agrofourniture, comme dans celui de la nutrition animale, le groupe cherche des économies d'échelle et ne cache pas que des concentrations-restructurations sont encore à venir afin d'atteindre des tailles critiques de tonnages.

E.M.