Dans un communiqué paru le 4 mai, la section des betteraves de la Coordination rurale (CR) a appelé les betteraviers à commenter les engagements de Tereos dans le cadre de la procédure de l’Autorité de la concurrence, à la suite de la plainte de Saint Louis sucre en octobre 2016. Des engagements qui, selon la CR, « constituent un pas intéressant et utile pour permettre plus de transparence en apportant des informations sur la situation des adhérents vis-à-vis de Tereos ».

Cependant, le syndicat estime que « la proposition concernant les volumes auxquels sont tenus les associés coopérateurs demeure relativement ambiguë dans sa rédaction et la réduction du délai de préavis (de 12 mois à 3 mois, NDLR) ne résout pas le problème de chevauchement des engagements ».

Selon le syndicat, « le chevauchement des durées d’engagement, par ailleurs déjà très longues, complique les possibilités de sortie pour qui voudrait avoir un contrat avec un autre fabricant, sauf à devenir planteur mixte. En tout état de cause, pour favoriser la mixité effective dans l’intérêt commercial du planteur, les échanges entre fabricants restent nécessaires. »

Optimisation logistique

Tereos précise de son côté que « la problématique des échanges de betteraves n’a pas été retenue par l’Autorité comme une préoccupation de concurrence. »

Le sucrier indique également qu’il est « favorable à des mesures d’optimisation logistique, cette position a été exprimée à de nombreuses reprises dans le cadre de l’interprofession sucrière française. »

Tereos rappelle qu’il a « mené un travail important et fait des propositions en faveur d’un système d’optimisation logistique qui prend en compte la liberté de choix des planteurs, les contraintes liées au droit de la concurrence dans le cadre d’un marché libéralisé, et la volonté de limiter les nuisances de transport générées dans certaines régions ».

I.E.