Après avoir annoncé, la semaine dernière, un « assouplissement significatif » de la réforme des rythmes scolaires engagée par son prédécesseur Vincent Peillon, le nouveau ministre de l'Education nationale, Benoît Hamon, a détaillé ce vendredi, sur RTL, les ajustements qui feront l'objet d'un nouveau texte.

Le nouveau ministre a tout d'abord souligné, sur RTL, qu'il conservait « le socle » de la réforme de son prédécesseur, à savoir cinq demi-journées d'activité scolaires. Et il a refusé tout report de la réforme : toutes les communes devront donc l'appliquer à la rentrée prochaine.

Benoît Hamon a promis « deux assouplissements ». D'abord, la possibilité pour les maires de « concentrer les activités périscolaires sur une seule demi-journée » pour passer plus facilement, selon lui, des partenariats avec les associations ou avec d'autres communes.

Le deuxième assouplissement permettra de réduire la semaine de classe d'une heure (des 24 heures actuelles à 23 heures) avec rattrapage sur les vacances scolaires, sous réserve que la commune et le rectorat s'accordent sur ce modèle.

« Le principe des neuf demi-journées sera maintenu mais je ne m'interdis rien, avait précédemment déclaré le ministre dans un entretien aux journaux du groupe Ebra. Les formules favorables à l'enfant primeront sur un cadre théorique trop strict. Je tends la main aux maires, en particulier ruraux, et à ceux qui rencontreraient des difficultés. Mon bureau est ouvert mais je tiens à avertir les élus qui, par pure provocation politique, comme M. Copé, affirment qu'ils refuseront d'appliquer la réforme, qu'ils se mettraient alors dans l'illégalité. »

Aurore Coeuru