« Il est important de noter, écrit la Commission dans son dernier rapport, que l’UE est devenue exportatrice nette de betterave et de canne à sucre en avril 2018. » Les douze derniers mois ont en effet vu les exportations de ces deux produits augmenter de près de 422 millions d’euros, une hausse de près de 60 % par rapport à l’année dernière.

Au final, la balance commerciale de l’Union européenne pour le secteur agroalimentaire reste positive sur les douze derniers mois, avec un excédent commercial de 22 milliards d’euros. Mais sous ce chiffre positif se cachent d’autres mouvements sectoriels.

Parmi les nouvelles moins réjouissantes, les exportations de blé se voient amputées de 22 % de leur valeur, soit près d’un milliard d’euros. Le porc, les fruits et les autres céréales sont également moins dynamiques avec des baisses d’exportations de 8 à 10 %.

Tout comme les betteraves et la canne à sucre, les spiritueux, le lait infantile et les aliments pour animaux domestiques se portent en revanche très bien.

Du côté des acheteurs, la Russie et le Japon émergent comme des partenaires de poids, avec des hausses respectives de valeur de 9 et 7 % sur un an. Le commerce avec l’Arabie Saoudite ralentit toutefois, avec une chute des exportations de 835 millions d’euros.

Les importations en UE proviennent cette année en majorité du Brésil (11,9 milliards d’euros) et des États-Unis (10,5 milliards d’euros). La solidité du lien commercial avec les Américains semble pourtant être remise en cause, puisque les volumes importés ont baissé de 7 % en un an, tout comme ceux de l’Argentine (–11 %). L’Ukraine et l’Inde apparaissent comme des nouveaux fournisseurs importants, avec des hausses respectives de 19 et 13 % des volumes d’importation en provenance de ces pays.

Concernant les produits, une plus grande quantité de céréales a été achetée cette année sur le marché extérieur (+35 % par rapport à 2017). Les achats d’huile d’olive ont également bondi de 90 %. Les achats de tourteaux et de soja ont eux perdu 10 et 13 % respectivement, notamment face aux volumes importants de colza récoltés en 2017.

Ivan Logvenoff