Selon une note Agreste publiée par le ministère de l’Agriculture le 13 septembre 2017, l’excédent commercial agroalimentaire atteint 440 millions d’euros en juillet. Soit un recul de 141 millions d’euros par rapport à juillet 2016, que le ministère explique par une hausse des importations supérieure à la progression des exportations.

Avec les pays tiers, l’excédent affiche 504 millions d’euros, en baisse de 26 millions d’euros par rapport à juillet 2016. Les importations gagnent 60 millions d’euros sur un an, notamment grâce aux graines de colza et aux fruits. Les exportations progressent aussi, de 2 %, soit 34 millions d’euros. Mais les produits bruts perdent 92 millions d’euros sur un an, sous l’effet de la chute des expéditions de céréales vers les pays tiers. Le déficit commercial en produits bruts se creuse ainsi de 142 millions, quand l’excédent des échanges de produits transformés progresse de 116 millions d’euros sur un an.

Avec l’Union européenne, le solde des échanges est déficitaire de 64 millions d’euros, et recule de 114 millions d’euros sur un an. Les exportations augmentent de 134 millions mais les importations progressent plus fortement, de 248 millions d’euros. « Ce mouvement résulte de la hausse des achats de produits transformés, indique le ministère. Il s’agit principalement de produits laitiers, avec des importations conséquentes de beurre et de pâtes à tartiner laitières notamment en provenance du Benelux. » Les achats de viandes gagnent 30 millions d’euros, notamment le porc originaire d’Espagne.

La valeur des exportations de céréales recule

En juillet, le solde des échanges de produits agricoles bruts est déficitaire de 43 millions d’euros, par rapport à juillet 2016, en recul sur un an, en raison de la dégradation du solde des échanges avec les pays tiers. Les exportations, d’un peu moins de 1 milliard d’euros, se réduisent de 27 millions d’euros par rapport l’année passée. « Au premier rang des produits bruts exportés, les céréales voient la valeur de leurs exportations reculer de 79 millions d’euros sur un an, constate la note Agreste. En particulier, les volumes exportés diminuent de 0,4 million de tonnes pour les orges et de 0,2 million de tonnes pour le maïs faisant suite aux mauvaises récoltes de 2016. » Quant aux importations, elles sont en hausse de 16 millions d’euros portées par des achats de fruits en augmentation.

L’excédent des échanges de produits transformés atteint 483 millions d’euros en juillet 2017, soit une baisse de 98 millions d’euros par rapport à juillet 2016. Les produits alimentaires et les produits laitiers voient leurs exportations augmenter, respectivement de 15 et de 11 % sur un an. Les importations sont toniques en produits laitiers, surtout en beurre.