Le service de la statistique du ministère de l’agriculture, Agreste, souligne dans son dernier rapport que le solde des échanges de produits agricoles bruts recule « de 35 millions d’euros par rapport à août 2017 du fait de la réduction de l’excédent commercial avec l’UE ».

Les céréales en locomotive

Les céréales, d’après le ministère, sont le champion du commerce agricole, et « voient encore la valeur de leurs exportations augmenter de 58 millions d’euros sur un an (+1 %) ». Les volumes de blé envoyés vers l’Algérie progressent de 96 000 tonnes. Le Maghreb cependant n’est pas l’unique acheteur de l’origine France, et les volumes de maïs à destination des Pays-Bas et de la Belgique sont eux aussi en forte hausse.

Les orages du printemps ont eu raison du colza

Les ventes d’oléoprotéagineux sont en berne cette année, et perdent 26 millions d’euros sur un an. « Le colza, précise le ministère, a notamment été très touché par la météorologie du printemps qui a gêné la floraison et favorisé les maladies. »

Pour remédier à ce déficit, les opérateurs se sont tournés vers les fournisseurs étrangers, « avec des achats d’oléoprotéagineux dont la valeur croît de 9 millions d’euros sur un an ». Une augmentation qui serait principalement liée à des importations de colza ukrainien. Les tourteaux ne suivent en revanche pas cette tendance : les importations de tourteaux de tournesol et de soja indien auraient reculé.

Les exportations d’animaux vivants, enfin, ont perdu 13 millions d’euros par rapport à l’année dernière, « principalement en bovin ».

Votre analyse quotidienne du marché - Céréales

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