L’excédent agroalimentaire a atteint, en mars, 715 millions d’euros, en hausse de 149 millions d’euros par rapport à mars 2017, a précisé Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, le 16 mai 2018. Cette hausse résulte d’une baisse des importations (–200 millions d’euros, soit –4 % en valeur) plus importante que celle des exportations (–51 millions d’euros, soit –1 %).

Le solde des échanges de produits agricoles bruts, à 150 millions d’euros, est excédentaire pour le troisième mois consécutif. Il augmente ainsi de 110 millions d’euros par rapport à mars 2017 avec, au premier rang des produits expédiés, les céréales qui voient la valeur de leurs exportations augmenter de 59 millions d’euros sur un an (+11 %).

Fort impact des légumes frais importés

La réduction de la valeur des importations de légumes frais est également notable (–37 millions d’euros) en lien avec la forte baisse des prix des légumes d’importation sur un an et l’abondance de la production française en 2017 pour la pomme de terre notamment. Les achats de graines oléagineuses, principalement de colza, diminuent aussi sensiblement (–28 millions d’euros), du fait de la très bonne récolte de 2017.

L’excédent commercial en produits transformés augmente de 38 millions d’euros sur un an et atteint 565 millions d’euros. Les exportations diminuent mais la baisse des importations, notamment de tourteaux, d’huiles et de produits alimentaires est encore plus importante. La valeur des importations (3,5 milliards d’euros) baisse ainsi de 107 millions d’euros sur un an (–3 %). Cette diminution concerne principalement les huiles et tourteaux (–60 millions d’euros) et les produits alimentaires (–52 millions d’euros), notamment le chocolat et les confiseries, mais aussi le café et le thé transformés.

Trois mois de hausse

L’excédent des échanges agroalimentaires, qui en est à son troisième mois consécutif de hausse, s’améliore avec les pays tiers mais se dégrade légèrement avec l’UE par rapport à mars 2017. Avec les pays tiers, l’excédent s’établit à 536 millions d’euros, en progression de 150 millions d’euros par rapport à mars 2017, tandis que l’excédent commercial avec l’Union européenne perd 2 millions d’euros, à 179 millions.

AFP