« Les avantages de la commercialisation locale consistent davantage en des atouts socioéconomiques » plutôt qu'à la distance qu'ils ont parcouru, selon une publication (1) du Commissariat général au développement durable (CGDD) du ministère de l'Ecologie diffusée le vendredi 29 mars 2013.

L'engouement pour les produits agroalimentaires locaux est « en partie lié à l'attente de moindres impacts environnementaux de ces formes de commercialisation en circuits courts, et en particulier d'un bilan carbone plus favorable du fait d'une distance parcourue par les produits moins importante », indique le document.

« Or, c'est la phase de production qui pèse le plus sur les impacts environnementaux des produits agroalimentaires et notamment sur leur bilan carbone », souligne le CGDD. Il explique que les moindres distances généralement parcourues par les produits locaux ne suffisent pas à affirmer leur qualité environnementale.

On l'oublie peut-être trop souvent, la consommation locale peut « contribuer à l'alimentation durable », insiste le CGDD. Le document cite le « réancrage territorial de l'activité agricole », une « meilleure valorisation des produits par le producteur », le « rapprochement entre l'agriculteur et le consommateur », et une « plus grande implication des acteurs publics et des habitants dans l'agriculture, comme des consommateurs dans leurs choix alimentaires ».

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(1) Pour en savoir plus, téléchargez le document :