Les bienfaits pour l’environnement sont souvent cités parmi les avantages attendus des circuits courts. L’affaire n’est pourtant pas certaine.

L’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) s’est penchée sur la question : « La diversité de ces circuits ne permet pas d’affirmer qu’ils présentent systématiquement un meilleur bilan environnemental que les circuits “longs”, notamment en matière de consommation d’énergie et d’émissions de gaz à effet de serre », tranche-t-elle dans un avis publié le 27 juin 2017.

Du potentiel

Le bilan environnemental dépendrait ainsi davantage des modes de production que de distribution, en particulier pour les fruits et légumes. Et, sans surprise, « plus de proximité de signifie pas nécessairement moins d’émissions de gaz à effet de serre si les moyens de transport utilisés sont inadaptés, si la logistique est insuffisamment optimisée ou si le comportement du consommateur est inadéquat », ajoute l’Ademe.

Rien de définitif cependant : le potentiel en la matière est bien réel, selon elle, dès lors que les circuits courts sont « bien optimisés », en particulier sur la question du transport. Car les systèmes de distribution de proximité bénéficient de points forts en termes de maintien de l’économie locale et de terres agricoles autour des villes, de réduction des emballages ou encore de limite de gaspillage.

Alain Cardinaux