« Le cheval est un produit agricole et nous devons faire en sorte qu'il le reste », s'est exclamé Marianne Dutoit, présidente de la Fédération nationale du cheval (FNC), lors de l'assemblée générale de l'organisation qui s'est déroulée à Paris le 2 février 2010.

Les syndicalistes entendent bien rester vigilants concernant le souhait de Lionel Luca, député des Alpes-Maritimes, de faire une proposition de loi visant à modifier le statut juridique agricole des équidés.

« Si ce projet voit le jour, cela aura des conséquences catastrophiques sur la production », préviennent-ils. Le PMU ne pourra pas non plus exister dans ces conditions.

« Nos revenus dépendent aussi du bien-être de nos animaux », a insisté Henri Brugier, secrétaire général de la FNC.

La professionnalisation et la rentabilité des entreprises sont toujours les chevaux de bataille de la fédération. Pour Bernard Morhain, de l'Institut de l'élevage, les prix de vente sont souvent inférieurs au prix de revient en particulier dans les exploitations spécialisées.

Des pistes existent pour améliorer ces résultats. Cela passe par exemple par la maîtrise des charges en raisonnant les techniques de production et en éliminant tout produit de moindre potentiel.

Au sujet de l'équarrissage, la FNC défend un système mutualisé, plafonné et différencié en distinguant notamment ceux qui auraient sorti leur cheval de la consommation humaine. Elle revendique aussi une gestion et un prélèvement par le canal des EDE comme les autres productions.

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EDE : établissement départemental de l'élevage.

M.-F.M.